Dimanche 9 mars 2008
7
09
/03
/2008
19:26
Le samedi 9 février, à Petite-Synthe, un grand soleil éclaire HLMs, pavillons et carnavaleux...
Photos Pierre Blanc et Nina Hubinet
Par nina hubinet
-
Publié dans : Harissa news
1
-
Recommander
Mardi 5 février 2008
2
05
/02
/2008
23:28
Article paru dans le Turkish Daily News du 5 février
2008
Par Sevda Yüzbasioglu (Traduction : Pierre Blanc)
Les marchands de perruques dénoncent la mesure prise par le gouvernement turc de lever l’interdiction du port du voile dans les universités. Pour eux, cette
décision n'est pas une bonne affaire, car les étudiantes voilées comptent parmi leurs plus fidèles clientes.
Les femmes turques qui portent le voile ne sont pas les seules à suivre de près le vote de l’amendement à la constitution qui vise à supprimer l’interdiction du port du voile.
Au-delà des traditionnels débats sur l’islamisation de la société, la mesure n'est pas sans effet pour les producteurs de voiles et de perruques du pays.
L’amendement est vu d’un bon œil par les producteurs de foulards : ils espèrent une nette augmentation de leurs profits. Les marchands de perruques, au contraire, se sentent
menacés. L’interdiction de porter le voile dans les administrations avait généré une énorme demande de perruques : des centaines de milliers de femmes préféraient se couvrir la tête d’une
perruque plutôt que de laisser apparaître leur chevelure. Mustafa Karaduman, directeur de Tekbir Giyim, une marque conservatrice de prêt-à-porter féminin, affirme que les discussions
récentes au sujet du voile ont suscité l’attention de la population et que la demande devrait augmenter. Les commerçants de perruques, concentrés dans le quartier stambouliote de Tarlabasi, pensent quant à eux que la décision va nuire à leur commerce.
Une demande de foulards en hausse
Introduite par l’AKP (le parti de la justice et du développement actuellement au pouvoir) et par le MHP (le parti du mouvement nationaliste), cette proposition doit modifier la
Constitution turque pour permettre le port du voile dans les universités. Elle a suscité de vives réactions dans toutes les couches de la société.
De nombreuses entreprises attendent les retombées positives d’un tel amendement. La marque de vêtements "islamiquement correcte" Tekbir Giyim a déjà revu sa stratégie, en augmentant le nombre de
ses lignes de vêtements. Elle vise ainsi une augmentation de 30% de ses ventes. M. Karaduman n’attend pas une explosion immédiate des ventes : dans un premier temps, la forte demande entraînera
une hausse de la production.
Les femmes voilées laissent déjà leurs perruques au
placard
Ismet Aydiner, propriétaire de Ismet Wigs, une boutique vieille de 40 ans, affirme que, depuis deux ans, la pénétration des produits chinois sur le marché turc lui a déjà fait perdre de
nombreuses clientes étudiantes. Leur proportion est passée de 40% de sa clientèle à 10% aujourd’hui.
Pour M. Aydiner, les producteurs de perruques ont déjà subi l’assaut des perruques chinoises, que l’on retrouve même dans les bazars locaux. Cela devrait avoir également des effets négatifs pour
ceux qui importent des perruques de l’étranger. Recep Saydam, propriétaire de Rönesans Wig Company, estime que le marché est gelé à cause des perruques venues de Chine. La levée de l’interdiction
du voile à l’université va, selon M.Saydan, porter un coup supplémentaire à l’industrie de la perruque en Turquie.
Les étudiantes voilées, qui ont anticipé la mesure, n'achètent déjà plus de perruques.
Par nina hubinet
-
Publié dans : Turqueries
1
-
Recommander
Samedi 2 février 2008
6
02
/02
/2008
01:27
En ces temps de crise des vocations, l'Alsace, comme de nombreuses régions
de France, confie ses paroisses de campagne à des prêtres étrangers. Albert
Nouati est l'un deux : venu du Togo, il est curé de la communauté de
paroisses de Westhoffen, dans le Bas-Rhin. Si le premier contact avec la
population n’a pas toujours été évident, son enthousiasme communicatif est
en train de revivifier quelques églises endormies. Rencontre.
Début décembre, à trente kilomètres de Strasbourg. La campagne alsacienne
s'enfonce doucement dans l'hiver. Des corbeaux tournent au-dessus des
champs
labourés, les arbres dessinent des ruisseaux d'encre
noire dans le ciel. Quelques
décorations de Noël égaient l'entrée d'un
village désert. En ce premier dimanche
de l'Avent, la pluie fine et les
bourrasques n'incitent pas vraiment à la
promenade.
Pourtant dès 10h, la petite église de Balbronn est pleine. Venus des villages
alentour, les habitants de la communauté de paroisses de Westhoffen - un curé
pour six communes - se sont réunis pour écouter avec émotion leurs enfants lire,
en hésitant un peu, des passages de l'Ancien Testament. Ils préparent leur
première communion, profession de foi ou confirmation. Avec décontraction, le
père Nouati, qui s’occupe des six paroisses rurales depuis deux ans, les réunit
devant l'autel et demande à l’assistance de les applaudir.
Après la messe, chacun vient embrasser le prêtre togolais, qui a revêtu sa belle
chasuble violette de l’Avent. « Salut Albert ! Comment tu vas ? » Son sourire
serein se transforme alors en franche rigolade. « Je suis gelé ! Vous ne trouvez
pas qu'il fait terriblement froid ? » Devant sa grimace effarouchée et ses
claquements de dents, les rires fusent. Après plus de dix ans passés en Alsace,
Albert Nouati joue toujours à l'Africain traumatisé par les frimas du Nord.
Blaguer avec ses ouailles, c’est pour lui comme un prolongement naturel de la
messe. Une bonne humeur à toute épreuve, qui a séduit les habitants de ces
petits villages du Bas-Rhin. « Sa culture africaine, on la sent dans les rapports
humains : il est très simple, naturel, jovial, » juge René, habitant de Wangen.
« Le christianisme, je suis tombé dedans quand j'étais petit, comme Obélix
dans
la potion magique ! », déclare Albert en guise d'introduction à sa biographie.
Pour son déjeuner dominical, il prépare un plat togolais – du riz accompagné
d'une sauce aux arachides. « C'est ma tante de Paris qui m'a appris. Je ne
savais
même pas faire cuire du riz ! En Afrique, un curé n'a pas besoin de faire la
cuisine, il y a toujours quelqu'un qui lui apporte à manger. » L’image est
idyllique. Mais l’histoire de la vocation d’Albert Nouati n’a pas été un long
fleuve tranquille. Ni même son accueil en Alsace. Un jour, une habitante du
village de Benfeld, la première paroisse où il est affecté, veut lui parler. Elle lui
raconte sa réaction lorsqu'elle a vu les prêtres tout juste ordonnés au journal télévisé,
deux mois plus tôt : « Benfeld n'a jamais eu de chance, je suis sûre qu'on va se
taper ce Noir, » s’était-elle exclamé. Des propos qu'elle regrettait après-coup.
L’Alsace, un rêve de gosse
Albert Nouati est né en 1964 à Tové, « le premier village où les missionnaires
allemands ont débarqué en 1884 », précise-t-il. Le Togo faisait alors partie de
l'Afrique allemande. Ses grands-parents ont donc appris à parler la langue du
colon en même temps qu'ils ont été évangélisés… par des protestants. Grâce à
un tour de passe-passe de l'histoire, Albert est pourtant devenu prêtre catholique :
à la fin du XIXe siècle, l'Alsace est allemande, et des catholiques alsaciens
débarquent aussi au Togo. « Mes parents sont catholiques, mais la famille est
majoritairement protestante, et on compte aussi des musulmans… ça ne pose
aucun problème,» précise le père Nouati.
L'Alsace, idéalisée à souhait, est présente dans l'imaginaire d'Albert dès
l'origine : « j'ai été baptisé par un missionnaire de Bischoffheim », raconte-t-il,
un village distant de quelques kilomètres de Westhoffen, où il réside
aujourd'hui. D'où ce lien ancien, intime et pourtant abstrait, avec la région. Une
histoire commune qui explique qu'aujourd'hui deux des trois prêtres africains
d'Alsace sont togolais.
Pourtant la vocation du petit Albert n'avait au départ rien à voir avec l'Alsace, ni
avec un quelconque appel divin. « La soutane blanche et la longue barbe du
père missionnaire, c'est ça qui m'intéressait ! » avoue-t-il en riant. Une aura
d’autant plus grande que le missionnaire « distribuait des bonbons et des images
pieuses» aux enfants.
Ce sera donc le petit séminaire, à Agoé. Albert y entre à 14 ans. Contre l'avis de
son père, menuisier, qui aurait préféré qu'il reprenne l'affaire familiale. « C'était
mal vu qu'un enfant aille au séminaire.» Seule sa mère le soutient, et lui donne
régulièrement un peu d'argent. Il rejoint ensuite le grand séminaire à Lomé, la
capitale, où il étudie la philosophie.
Big bang culturel
En 1990, des troubles politiques secouent le Togo, le séminaire est fermé. Albert
Nouati rejoint un oncle à Strasbourg. Il s'inscrit à l'université Marc Bloch, seule
université de théologie publique en France, en vertu du concordat qui lie
l'Alsace au Saint-Siège. «Aujourd’hui il y a une cinquantaine de prêtres
étudiants africains à Strasbourg, » explique le père Musser, vicaire général du
diocèse, qui les prend en charge. « Ils secondent les paroisses, selon leur emploi
du temps. »
Mais une fois à Strasbourg, la vocation d’Albert vacille. « L'ambiance à la fac
de théologie n'était vraiment pas gaie ». Le choc culturel est considérable.
« Lorsque je saluais quelqu'un dans la rue, il ne répondait pas. » Comme les
autres étudiants africains, Albert Nouati accuse le coup : il vient d'un pays où les
églises sont pleines, grouillantes de vie, et il se retrouve dans des paroisses
désertées, où les enfants sont rares. Pour la première fois aussi, il ressent une
méfiance face à sa couleur de peau. « Les vieilles dames serraient leurs sacs à
main contre elles en me croisant dans la rue », se souvient-il, tout en précisant
qu'il habitait le quartier « sensible » du Neuhof. « Je n'étais pas à l'aise. » Il se
tourne alors vers l'ethnologie, et travaille pendant un an sur la danse et
l'expression corporelle : « Je voulais mettre la danse au service de la
catéchèse ! » A la fin de l'année, sa rencontre avec un jeune séminariste
enthousiaste lui redonne le goût de la foi. Albert revient finalement à la
théologie, et décroche son DEA.
Après le séminaire, et un stage d'un an à Mulhouse, Albert est ordonné diacre en
2000, et prêtre en 2001. « Je voulais aller à la campagne. Mes camarades de
promo pensaient que ce n'était pas une bonne idée, que je serais mieux en ville,
où il y a des étrangers. » Mais Albert persiste, et il devient vicaire de la
communauté de paroisses de Benfeld. Son intégration est totale : il joue même
dans une troupe de théâtre alsacien. « J'ai été tout de suite adopté, c'était juste
des personnes à aimer. Quand je suis parti, quatre ans après, tout le monde
pleurait et moi le premier ! » raconte-t-il.
Faire du bruit à l’église
Comment le père Nouati réussit-il à rallier les paroissiens réticents? « Il faut rire
et pleurer avec les gens,» estime-t-il. Une philosophie de l’empathie : le prêtre
africain n’a pas de piédestal, « ce n’est plus un personnage distant et sévère, »
décrit un paroissien qui a connu des ecclésiastes moins blagueurs. L’austérité
des offices a laissé la place aux rythmes du gospel et des djembés, qui pimentent
certaines messes d’Albert et séduisent les plus jeunes.
Pour beaucoup, le grand changement, c'est la disparition du caractère strict de
l'église. « Avant, pour nous, le respect à l'Eglise passait par une attitude figée.
Albert nous a fait comprendre qu'on pouvait chanter, bouger, ou applaudir à
l'église sans être irrespectueux, » se réjouit Martine, de Balbronn. Si quelques
anciens, coutumiers de la messe en latin et en allemand, ont eu du mal à s'habituer
au nouveau style, la plupart des quarantenaires sont ravis. « C'est beaucoup plus
agréable de venir à la messe », résume Nathalie, la maman d'Eloïse, 10 ans, qui
prépare sa première communion. « C'est joyeux, enlevé… On ne voit pas le
temps passer. C'est ce qu'il faut pour que les jeunes reviennent vers la religion.
Avant il n'y avait que les papis et les mamies dans l'église. Là ça vit. » Un
dynamisme qui tient à la jeunesse des prêtres africains. Mais surtout à la culture
du continent noir, qui a su conserver le sens des mots « vivre ensemble ». Une
qualité assez rare pour faire revenir tout un village vers son église.
Nina Hubinet
Portrait réalisé en décembre 2007 au CFJ
Par nina hubinet
-
Publié dans : Harissa news
0
-
Recommander
Lundi 7 janvier 2008
1
07
/01
/2008
00:31
En dix ans, les exportations de produits biologiques au Maroc ont plus que triplé. Et la tendance
n’est pas prête de s’inverser, au moment où la demande européenne croît de 20% par an. Mais l’Etat traîne les pieds, malgré les opportunités de développement qu’offre la filière.
A Sidi Farès, près d’Azemmour, 800 tonnes de tomates-cerises, poivrons et autres haricots verts sont produits chaque année, pour aller garnir les étals des supermarchés allemands et anglais.
Sous les serres, des ouvriers montés sur échasses ajustent la hauteur des plants de tomates-cerises, qui grimpent le long de fils suspendus. Un peu plus loin, les ouvrières, pressées par les «
yala ! » des contremaîtres, se courbent pour ramasser les fruits déjà mûrs. Une ferme maraîchère de 18 hectares, apparemment banale, mais qui ne l’est pas tout à fait. Les légumes qu’on y
cultive sont « bio » : ils grandissent sans l’aide d’engrais ni de pesticides chimiques. Pour lutter contre le trips, vraie menace les tomates, on fait appel aux punaises, qui se régalent de ces
parasites.
La
ferme de la société Agrior exporte toute sa production vers l'Europe du Nord. (Photos Nina Hubinet)
Au Maroc, les cultures biologiques s’étendent aujourd’hui sur près de 20 000 hectares. Cela ne représente que 0,2 % des surfaces agricoles, mais
l’évolution des exportations donne une idée de la tendance actuelle : moins de 2000 tonnes de produits bio ont été exportés en 1999, et plus de 7000 tonnes en 2007, selon l’EACCE (Etablissement de
contrôle et de coordination des exportations). Une croissance boostée par la demande européenne, qui augmente de 20 % par an.
Le bio, une arnaque ?
Car le marché local est embryonnaire. L’immense majorité de la production est exportée vers l’Europe. Les produits bio, vendus 15% plus cher que les
autres en France, ne sont pas à la portée des Marocains. Pour beaucoup, vendre du bio au Maroc relève aussi du paradoxe, voire de l’arnaque : l’agriculture est déjà « bio » par défaut, puisque les
fellahs sont trop pauvres ou ignorants pour se procurer des engrais. Pourquoi alors payer plus cher dans un supermarché huppé les légumes « beldi » que l’on peut acheter au coin de sa rue ? La
réalité de l’agriculture marocaine est pourtant différente : les cultures irriguées, qui utilisent engrais et pesticides* à tour de bras, sont de plus en plus nombreuses. La certification bio est
donc moins superflue qu’elle en a l’air.
Toujours est-il que la plupart des champs marocains restent vierges de tout produit chimique. «Du coup, la conversion au bio, qui prend un ou
deux ans minimum en Europe, est souvent plus rapide ici», explique Vanessa Bernard, d’Ecocert, l’un des organismes qui délivrent les certifications « bio », indispensables pour l’exportation
vers l’Union européenne ou les Etats-Unis. «Pour les cultures sauvages, comme l’argan, la conversion peut même être immédiate», poursuit-elle.
Stabilité des prix
De plus en plus de paysans comprennent l’intérêt du bio. «Les prix sont beaucoup plus stables que dans l’agriculture conventionnelle»,
souligne David Ohnona, directeur de la société Agrior, qui exploite la ferme maraîchère de Sidi Farès. «Et les clients sont fidèles, car c’est difficile de trouver de nouveaux fournisseurs
fiables», ajoute-t-il. Khalid Ramzi est du même avis. Administrateur de la société ProNatura, qui vend la production de 12 agriculteurs bio marocains (soit 120 hectares, principalement des
agrumes), il estime à «10 à 15%» la plus-value réalisée sur le long terme par le paysan.
Une ouvrière s'arqueboute pour ramasser les
tomates-cerise. Les femmes sont toujours moins payées que les hommes.
A cela s’ajoutent d’autres atouts : les accords de libre-échange du Maroc avec l’Union européenne et les Etats-Unis facilitent l’exportation, tandis
que le faible coût de la main d’œuvre est une aubaine pour le bio, qui utilise peu de machines. Dans la ferme de Sidi Farès, les ouvriers sont payés 50 dirhams par jour, et les ouvrières 45
dirhams. «Le coût de la main d’œuvre est de 2 dirhams par kilo produit», témoigne David Ohnona. Pas étonnant dans ces conditions que la société projette d’étendre ses surfaces de
culture.
Pour ou contre le label marocain
Le bio serait donc avant tout une bonne affaire ? C’est vrai pour deux types d’agriculteurs : les coopératives de petits paysans, qui produisent de
l’argan ou des plantes aromatiques, et les sociétés agricoles bien insérées dans le marché mondial du bio. Les tomates-cerises de Sidi Farès sont ainsi commercialisées en Europe par RAN, une
société hollandaise qui importe aussi des produits bio turcs et israéliens.
Des cultures de poivrons verts. Le bio est-il l'avenir du fellah marocain?
Ce bel exemple de mondialisation n’est pas à la portée de tous les agriculteurs. Pour beaucoup, le prix de la certification –1000 à 5000 euros par
an, selon le profil de l’exploitation – reste prohibitif. Pour rendre la production bio plus accessible, le gouvernement a décidé de créer son propre label, comme l’Egypte et la Tunisie l’ont
fait depuis plusieurs années. «La certification d’Etat sera gratuite et des subventions seront allouées aux agriculteurs qui veulent faire du bio», espère le professeur Boutaleb, de
l’Ecole d’agriculture de Meknès. Mais le projet de loi créant cette certification– qui doit être voté dans six mois, lors de la deuxième session parlementaire – ne prévoit pas de subventions.
Quel intérêt alors pour l’agriculteur bio ? Une certification à moindre coût, certes, mais qui ne lui permettra pas forcément d’exporter sa production en Europe : même si, à terme, la certification
marocaine est validée par l’U.E., il y a peu de chances que la grande distribution européenne s’en contente. «Les acheteurs continueront d’exiger les certifications privées indépendantes»,
pense Sylvain Beziz, de la société RAN. Le label marocain serait alors avant tout valable pour le marché local, que tous les agriculteurs bio rêvent de voir se développer. Un objectif
louable, et peut-être plus réaliste que celui de remplacer les certificateurs privés… Mais cette promotion affichée du bio au Maroc n’est pas encore à l’ordre du jour.
*(le Maroc a été rappelé à l’ordre en mai dernier par la Commission européenne : des résidus de pesticides avaient été détectés dans de la menthe à destination de
l’Europe)
Nina Hubinet
Enquête réalisée en octobre dernier au Maroc et publiée (en partie) dans le magazine Tel Quel
Par nina hubinet
-
Publié dans : Harissa news
0
-
Recommander
Jeudi 27 décembre 2007
4
27
/12
/2007
17:37
"RAWALPINDI (AFP) - L'ex-Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto est morte des suites de ses blessures après avoir reçu une balle dans le cou tirée par le
kamikaze avant l'attentat-suicide qui l'a visée jeudi, ont indiqué des hauts responsables de la police." (Par Nasir Jaffry)
Benazir Bhutto. (Photo Digischool)
Au terme d'un procès biaisé, son père a été pendu le 4 avril 1979 au Pakistan.
La nouvelle est tombée jeudi 27 décembre entre 14 et 15h.
Plus de 20 personnes sont mortes dans l'attentat, qui a déclenché des affrontements dans tout le pays.
A voir sur Rue 89 les archives des JT de 1973 (voyage de son père, Ali Bhutto, à
Paris) et de 1994 (son propre voyage à Paris en tant que Premier ministre du Pakistan).
Sur le site du Monde, un chat avec Mariam Abou Zahab, chercheur au CERI-Sciences
Po, permet de mieux comprendre qui était Benazir Bhutto, pourquoi et par qui elle a probablement été tuée, et en quoi son assassinat aggrave de manière dramatique la crise
pakistanaise.
Par nina hubinet
-
Publié dans : Harissa news
0
-
Recommander