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    <title><![CDATA[L'actu à la sauce harissa]]></title>
    <link>http://harissa.over-blog.org/</link>
    <description>Jeune journaliste, je publie quelques uns de mes articles sur ce blog. Certains concernent le monde arabe, une région du monde à laquelle je m'intéresse depuis plusieurs années.</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Mon, 16 Nov 2009 11:11:17 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 16 Nov 2009 11:11:17 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Nina Hubinet</copyright>            <category>Actualité</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Good morning Cairo !]]></title>
        <link>http://harissa.over-blog.org/article-32025433.html</link>        <description><![CDATA[Depuis quatre mois, j'habite au Caire, en Egypte. Je suis correspondante pour le journal <em>La Croix</em> et je pige pour quelques autres médias francophones, tout en essayant tant bien que mal
  d'apprendre l'arabe.<br>
  <br>
  Pour me lire, un nouveau blog : <a href="http://elnessim.blogspot.com/">El Nessim</a><br>
  <br>
  A bientôt!]]></description>
        <pubDate>Fri, 29 May 2009 19:08:00 +0200</pubDate>        <guid >http://harissa.over-blog.org/article-32025433.html</guid>
                        <comments>http://harissa.over-blog.org/article-32025433-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Darina Al Joundi, au nom du père]]></title>
        <link>http://harissa.over-blog.org/article-21159775.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/16/DArina1.jpg" class="GcheTexte" width="225" height="300"><br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <b><span style="font-size: 10pt;">Enfant de la guerre du Liban, Darina Al Joundi s’est brûlé les ailes en voulant obéir aux préceptes de son père, écrivain laïc épris de liberté, dans un pays où
    la parole et la révolte ne sont pas l’affaire des femmes. Dans la pièce <em>Le jour où Nina Simone a cessé de chanter</em>, un chant d’amour et de rage pour ce père adulé, elle raconte sa
    descente aux enfers.</span></b>
  </p><em><span><br>
  <br>
  <span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;Il y a deux choses que je ne faisais pas avant la mort de mon père : écrire et prendre soin des plantes. »</span></span></em> <span style=
  "font-size: 10pt;"><span>Dans la cuisine baignée de lumière de son appartement parisien, Darina Al Joundi montre avec fierté le citronnier qu’elle a fait pousser</span> <em><span>«&nbsp;à partir
  d’une toute petite graine.»</span></em> <span>Il y a quelques années, elle avait d’autres rapports avec les végétaux.</span> <em><span>«&nbsp;Avant, quand je passais à côté d'une plante, elle
  mourrait !&nbsp;»</span></em> <span>jure-t-elle en riant</span><span>. Son père, Assim Al Joundi, un écrivain et journaliste syrien originaire de la petite ville de Salamiyeh, avait au
  contraire</span> <em><span>« le pouce vert&nbsp;»</span></em><span>, assure-t-elle de sa voix rauque, dans un français teinté de «&nbsp;h&nbsp;» aspirés et de «&nbsp;r&nbsp;» roulés.</span>
  <em><span>«Maintenant, quand je mets mon doigt dans la terre, ça pousse! Il y a des choses comme ça qu'on n’a pas besoin de comprendre. C'est beau&nbsp;!&nbsp;»</span></em><span>, sourit-elle en
  tirant sur sa cigarette.</span></span>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span>Toute sa vie, qu’elle raconte avec fracas et dérision dans la pièce</span> <a href="http://www.lejourouninasimoneacessedechanter.com/">Le jour où Nina Simone
    a cessé de chanter</a><span>, tourne autour de ce père tant aimé, intellectuel fuyant jusqu’à sa mort les persécutions du régime syrien, et qui voulait faire de ses trois filles des femmes
    libres, malgré les archaïsmes de la société libanaise.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span>Avec son jean trop large, son t-shirt rose, et sa crinière de cheveux noirs lâchée sur les épaules, Darina Al Joundi pourrait passer pour une baba cool. Mais
    cette comédienne bouillonnante, qui vient d’avoir 40 ans, n’a pas toujours été sereine. Et sa jeunesse n’avait rien de très «&nbsp;peace and love&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span>Née en 1968 à Beyrouth, Darina a 7 ans lorsqu’éclate la guerre du Liban. Sur scène,</span> <span>elle raconte, avec des mots drôles et incisifs, cette enfance
    rythmée par les combats entre phalangistes chrétiens, groupes armés palestiniens, armées syrienne et israélienne.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span>Elle apprend ainsi à se terrer dans l’abri de l’immeuble, lors des bombardements, ou à passer les barrages des miliciens sans se faire arrêter. A 14 ans, elle
    va secourir les survivants des massacres de Sabraa et Chatillah avec ses sœurs. Deux ans plus tard, elle goûte à la cocaïne, puis en prend tous les jours. Elle avorte à l’hôpital américain de
    Beyrouth la veille de ses 16 ans.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><b>Roulette russe</b></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span>Elle s’est mise à écrire</span> <em><span>«&nbsp;pour survivre&nbsp;»</span></em><span>, parce qu’elle ne pouvait plus</span> <span>garder pour elle ce
    qu’elle avait vécu au Liban.&nbsp;</span><em><span>«&nbsp;Pour vivre avec cette histoire il fallait la partager&nbsp;»</span></em><span>, estime-t-elle aujourd’hui. De cette soudaine rage
    d’écrire est née cette pièce,</span> <em><span>Le jour où Nina Simone a cessé de chanter</span></em><span>, qui est devenue la révélation de l’édition 2007 du festival d’Avignon. Le texte de la
    pièce, écrit avec l’aide de l’écrivain algérien Mohamed Kacimi, a donné naissance à un livre du même nom, paru aux Editions Actes Sud en janvier dernier. Seule en scène dans sa robe rouge, Darina
    Al Joundi parle à son père tout en s’adressant au public&nbsp;: elle regarde chaque spectateur dans les yeux, puis crie de rage ou rit aux éclats, sans ménagement, sans censure. Jusqu’au récit
    d’un jeu de roulette russe avec deux amis, dans Beyrouth sous les bombes, presque insoutenable.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span><b>Darina a grandi avec la guerre, au point de ne plus savoir vivre sans elle</b>. Quand le conflit prend fin, en 1990, elle se retrouve étrangère dans une
    société qui tout à coup ne tolère plus les excès - sexe, drogue et transgression morale - qui étaient la norme pendant 15 ans. Les apparences reprennent le dessus.</span> <em><span>«&nbsp;Je
    n’avais pas compris qu’après la guerre les gens allaient remettre les masques.»</span></em><span>, avoue-t-elle aujourd’hui.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span>Lors de l’enterrement de son père, un soixante-huitard épicurien viscéralement athée, une cassette récite des versets du Coran.</span> <span>Darina proteste,
    elle veut remplacer ce</span> <em><span>«&nbsp;Coran de malheur&nbsp;»</span></em> <span>par des chansons de Nina Simone, comme le souhaitait son père.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span>Le soir des funérailles, elle danse dans une boîte de Beyrouth, en hommage à ce père qui n’avait jamais cessé de profiter de la vie. La réalité de la société
    libanaise lui revient alors brutalement à la figure&nbsp;: des hommes proches de la famille, qui ont assisté à son acte «&nbsp;mécréant&nbsp;», la sortent du bar en la traînant par les cheveux et
    la rouent de coups jusqu’à la laisser baignant dans son sang sur le trottoir, la mâchoire démantibulée et plusieurs côtes cassées. On n’insulte pas impunément le Coran. La guerre est finie depuis
    dix ans, la violence se retourne contre les femmes.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><b>Camisole</b></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span>Après une nuit passée à l’hôpital, Darina se réveille avec une camisole de force, à bord d’une ambulance qui l’emmène dans un asile de fous, ou plutôt de
    folles, puisque seules des femmes y sont internées.</span> <em><span>«&nbsp;J’ai compris notre vulnérabilité de femmes, on a beau être une vedette, médecin, une célébrité, au moindre faux pas la
    femme redevient femme, bête de somme qu’on enchaîne comme on veut&nbsp;»</span></em><span>, écrit la comédienne, connue au Liban pour ses rôles au cinéma et à la télévision. Elle reste trois
    semaines dans cet asile tenu par des bonnes sœurs. D’anciens amis ont réussi à convaincre sa mère que Darina était folle et qu’il vallait mieux, pour son bien, qu’elle reste
    enfermée.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em><span>«&nbsp;J’ai commencé à écrire dans l’air, à l’asile&nbsp;»</span></em><span>, raconte Darina, mimant le mouvement du stylo invisible. Lorsqu’elle est
    finalement libérée, on lui précise qu’elle peut à tout moment être renvoyée à l’asile par sa famille. Elle reste encore trois ans au Liban, le temps de gagner l’argent nécessaire pour s’exiler
    définitivement en France.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span>Aujourd’hui, elle dit ne pas avoir de rancune, ni de nostalgie envers son pays.</span> <em><span>«&nbsp;Il n'y a qu'une chose qui me manque : Baalbek, un
    village dans la plaine de la Beckaa. Il y a les cèdres, l’hôtel Palmyra, les ruines du temple de Bacchus…&nbsp;»</span></em> <span>Elle dit se sentir détachée du Liban, mais lorsqu’on lui parle
    de l’élection de Michel Sleimane, le chef des armées, à la présidence de la République, elle s’enflamme en répétant qu’elle n’acceptera jamais d’être dirigée par un militaire. Pour autant, elle
    ne se battra pas pour la laïcité au Liban, qu’elle considère comme la seule issue pour le pays aux 17 communautés.</span> <em><span>«&nbsp;</span></em><em><span>J'ai fini par comprendre quelque
    chose : je ne suis pas le peuple libanais&nbsp;! S’i</span></em><em><span>ls sont contents comme ils sont, pourquoi j’essaierai de les changer&nbsp;?&nbsp;»</span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><b><span>J</span></b><span><b>ouer pour son propre bourreau.</b></span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span>Sa pièce, affirme-t-elle, ne s’adresse pas aux Libanais,.</span> <em><span>«&nbsp;On m’a proposé de jouer ce texte au Liban.</span></em> <em><span>C'est
    presque comme jouer pour son propre bourreau. Je ne vois pas l'intérêt.&nbsp;»</span></em> <span>Darina Al Joundi a écrit en français pour être entendue en Europe, pour démonter le rêve
    orientaliste du monde arabe, avec ses muezzins, ses baklawas etc.</span> <em><span>«&nbsp;Il y a toujours un rapport exotique, touristique ou colonialiste avec les pays arabes.&nbsp;»</span></em>
    <span>Darina Al joundi veut au contraire que</span> <span>les gens soient révoltés par la réalité de son récit,</span> <em><span>«&nbsp;parce qu'il y a toujours des gens qui sont internées, des
    gens qui vivent l'autodestruction comme je l'ai vécue, et des gens qui cherchent à faire la guerre »</span></em><span>.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span>L’embrasement du Liban en mai dernier ne l’étonne pas. <span>&nbsp;</span></span><em><span>«&nbsp;Lorsque la guerre s’est terminée, j’ai
    dit&nbsp;:&nbsp;attendez, dans 15 ans, vous allez refaire une guerre.&nbsp;Finalement c’était 17 ans »</span></em><span>, souligne Darina avec un sourire résigné. Elle se désole de l’absence de
    toute réflexion sur la guerre civile.</span> <em><span>«&nbsp;Quand des cinéastes de là-bas veulent faire des films sur la guerre, les gens disent tout de suite&nbsp;: «&nbsp;vous nous ennuyez
    avec votre guerre&nbsp;!», comme si ce n’était pas la leur, comme si ce n’était pas eux qui avaient fait la guerre, qui avaient vécu cette guerre&nbsp;!&nbsp;»</span></em><span>. Elle ne voit pas
    d’espoir pour le Liban tant qu’un vrai travail mémoire n’aura pas été fait.</span> <em><span>«&nbsp;On a fait seulement le chantier du centre-ville de Beyrouth, en en faisant une oasis pour les
    riches. »</span></em> <span>Une autre manière d’effacer la mémoire.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span>Si Darina Al Joundi a laissé le Liban derrière elle, elle n’a pas renié son père.</span> <em><span>«&nbsp;Sa tombe est à Arnoun, dans le sud Liban, près de
    l’ancien château de Beaufort. Mais je n’ai pas besoin d’y aller, je lui parle tous les soirs au théâtre&nbsp;! »</span></em> <span>s’amuse-t-elle. Son père défendait à ses filles de «&nbsp;lever
    leur cul&nbsp;» pour faire la prière ou de «&nbsp;s’affamer&nbsp;» pendant le Ramadan, mais ne voyait pas d’inconvénient à ce qu’elles sortent avec des garçons, tant qu’elles les lui
    présentaient. La pièce est un long questionnement sur la valeur de cette éducation libertaire dans un pays où il est si douloureux d’en appliquer les principes.</span> <em><span>«&nbsp;Pourquoi
    tu nous a élevées comme ça&nbsp;?&nbsp;»</span></em> <span>a un jour lancé Darina à son père.</span> <em><span>«&nbsp;On est des martiennes dans notre société&nbsp;! »</span></em> <span>Il lui a
    répondu qu’elle pouvait toujours redevenir «&nbsp;comme les autres&nbsp;». Pour Darina, il était trop tard pour changer, les valeurs de son père étaient devenues les siennes.</span>
    <em><span>«&nbsp;Il croyait presque jusqu’au bout à son utopie, au fait que le monde allait bientôt changer&nbsp;»</span></em><span>, se souvient-elle en souriant. Mais deux ans avant sa mort,
    son père avait fini par lui dire&nbsp;:</span> <em><span>«&nbsp;Tu vas perdre dans notre monde. Pars.&nbsp;Nos pays ne sont pas pour toi.&nbsp;»</span></em> <span>C’est ce qu’elle a fini par
    comprendre, par la force des choses. Sans cesser de dire, à Avignon, Paris ou ailleurs, la réalité du Liban, et le sort qu'il réserve aux femmes un peu trop libres.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal"></p>
  <p class="Titre1" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt;">
    <em><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span>Le jour où Nina Simone a cessé de chanter</span></span></em><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><em>,</em> Théâtre des
    Halles, Avignon, jusqu’au 3 août.</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText">
    <span style="font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial;">Le jour où Nina Simone a cessé de chanter,</span></em> Editions Actes Sud, janvier 2008.</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: right;">
    <b><span style="font-size: 10pt;">Nina Hubinet</span></b><br>
  </div>
  <p class="MsoBodyText">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoBodyText">
    <span style="font-size: 10pt;"><br>
    &nbsp;</span> <!--[endif]--><!--[endif]-->
  </p>
  <p class="MsoBodyText">
    <span style="font-size: 10pt;"><b>Filmographie</b></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt;">2007&nbsp;: <em>Un homme perdu</em> de Danielle Arbib</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt;">Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2007</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span lang="DE">2004 :</span> <em><span lang="DE">Hizziyawiz</span></em> <span lang="DE">de Wissam Charaf</span></span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt;">2003&nbsp;: <em>La porte du soleil</em> de Yossri Nasrallah</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt;">Sélection officielle Cannes 2004</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt;">1999&nbsp;: <em>Derrière les lignes</em> de Jean Chamoun</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt;">1997&nbsp;: <em>Beyrouth Fantôme</em> de Ghassan Salhab</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt;">1994&nbsp;: <em>Histoire d’un retour</em> de Jean-Claude Codsi</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt;">1988&nbsp;: <em>A la recherche de Leïla</em> de Kassem Hawal</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    &gt; Voir le <a href="http://www.darina-al-joundi.com/index001.html">site</a> de Darina Al Joundi.
  </p><br>
  <br>
  <br>
  <div style="text-align: right;">
    <b>Article à paraître dans le journal marocain <a href="http://www.telquel-online.com/">Tel Quel</a></b><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    &nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 11 Jul 2008 13:11:00 +0200</pubDate>        <guid >http://harissa.over-blog.org/article-21159775.html</guid>
                <category>Harissa news</category>        <comments>http://harissa.over-blog.org/article-21159775-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tribunal de transit]]></title>
        <link>http://harissa.over-blog.org/article-18774103.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal">
    <b><span style="font-size: 10pt;">Cinq ans après la fermeture du centre de Sangatte, il y a toujours environ 500 migrants à Calais qui tentent de rejoindre l'Angleterre. Pour ceux qui se font
    arrêter, le tribunal délocalisé de Coquelles, créé en 2002, est la dernière étape avant l'expulsion.</span></b>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <b><span style="font-size: 10pt;"><br></span></b>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;">Les réverbères. C’est la première chose que l’on voit. Des bouquets d’immenses réverbères, courbés au-dessus du parking de «&nbsp;Cité Europe&nbsp;», le centre
    commercial de Coquelles. Les entrées de la galerie marchande, hautes de deux étages, ont été baptisées «&nbsp;Porte du Luxembourg&nbsp;», «&nbsp;Porte d'Irlande », «&nbsp;Porte d'Angleterre »…
    Des destinations qui font rêver les migrants pakistanais, kurdes ou érythréens enfermés dans le centre de rétention voisin. Les retraités anglais, eux, prennent le tunnel sous la Manche pour
    faire leurs emplettes à «&nbsp;Cité Europe&nbsp;».</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>«&nbsp;Vous avez été interpellé parce que vous étiez en situation irrégulière sur le territoire français.&nbsp;»</em> La juge des libertés et de la détention du
    tribunal délocalisé de Coquelles récite l’énoncé usuel. <em>«&nbsp;Le préfet demande votre placement en rétention pendant 15 jours, le temps d’organiser votre retour.&nbsp;»</em> Le jeune
    Erythréen, face à elle, ne réagit pas.&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;"><b><span><br></span></b></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;"><b><span>Une Marianne veille &nbsp;</span></b></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;">On accède au tribunal par une petite porte discrète, au fond du parking du centre commercial. Sur le mur d’enceinte des locaux de la police aux frontières, une
    pancarte indique «&nbsp;Tribunal de Boulogne, Annexe&nbsp;». Pour arriver à la salle d'audience, on suit un couloir étroit à ciel ouvert, dont le mur trop haut, sur la droite, laisse deviner la
    présence du centre de rétention. 56 personnes y sont retenues ce mardi 8 janvier. Quatre mois plus tôt, ils étaient 78, la capacité maximum du centre.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;">La salle d’audience est toute petite. C’est un carré sans fenêtre. D'une fente dans le plafond, un seul rayon de lumière tombe sur le bureau de la juge. Tout est
    impeccable, un parquet très propre recouvre le sol et les murs, une Marianne veille, tête haute, face à la salle.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>« Vous allez retourner en Italie,&nbsp;»</em> annonce la juge du tribunal. Le jeune Erythréen se décompose, mais ne dit toujours rien. Il a refusé l’avocate
    commise d’office. Par manque de confiance, ou parce qu’il croit qu’il faut payer. Si l’Italie accepte de le «&nbsp;réadmettre&nbsp;», il y sera dans moins de deux semaines. Un cauchemar quand on
    a payé une fortune pour gagner le nord de l’Europe, et qu’on est si près du but du voyage, la Grande-Bretagne. <em>«&nbsp;J’ai quitté mon pays il y a deux ans. De Lybie, j’ai rejoint l’Italie en
    bateau. Ma famille à Asmara</em> (Erythrée) <em>et mon oncle qui vit aux Etats-Unis ont payé les 8 000 dollars de mon voyage,&nbsp;»</em> confiait le jeune homme avant l’audience.</span>
    <span><br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <b><br></b>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;"><b>P</b></span><b><span style="font-size: 10pt;">ourquoi vous ne passez pas par la Belgique&nbsp;?</span><br></b>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;">C'est le tour d'un kurde irakien, qui dit avoir 18 ans.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;"><span><span>&nbsp;</span></span><em>- «&nbsp;Vous allez retourner en Belgique.</em><br>
    <em>- Je reviendrai.<br>
    -&nbsp;Je sais bien que vous reviendrez. Mais pourquoi vous ne passez pas par la Belgique&nbsp;? ça fait trois fois que vous vous faites arrêter en France. Du port de Zeebruges, il doit bien y
    avoir un moyen de passer en Angleterre.<br>
    - Si vous me montrez le chemin, j’y vais! Tous les passeurs m’ont dit que ça ne marche pas..<br>
    -&nbsp;Alors vous allez pouvoir réserver votre chambre</em> (au centre de rétention, ndlr)<em>. Mais vous savez, vos camarades qui sont arrivés en Grande-Bretagne ne veulent pas y
    rester.</em><br>
    <em>- Je veux travailler là-bas pendant deux ans, après je rentre au pays.<br>
    - C’est un rêve.<br>
    - Je n’ai pas le choix, que ce soit un rêve ou la réalité,&nbsp;»</em> conclut le jeune homme. Une pointe d’énervement a remplacé le ton ironique.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;">Dès qu'un migrant est arrêté dans un pays de l'Union européenne, ses empreintes sont relevées et consignées dans la borne Eurodac, commune à tous les pays. Ce
    système permet de reconstituer leur parcours, et de le renvoyer dans le premier pays traversé, considéré comme responsable de son entrée en Europe. La menace de renvoi à des milliers de
    kilomètres poussent certains migrants à&nbsp;effacer leurs empreintes digitales avec de l’acide ou en se brûlant les doigts.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>«&nbsp;Quand on les ramène en Belgique, deux heures après ils sont à nouveau là. Et quand ils sont renvoyés en Italie, on leur dit dès qu’ils arrivent
    «&nbsp;vous avez trois jours pour quitter le territoire,&nbsp;»</em> témoigne Thérèse Willard, la juge des libertés et de la détention, chargée de juger du bien fondé juridique des «&nbsp;mesures
    d’éloignement&nbsp;» -nom pudique des expulsions- décidées par le préfet. <em>«&nbsp;Ce que je fais ne sert à rien. Ça coûte de l’argent à tout le monde. C’est politique, c’est juste pour faire
    du chiffre.&nbsp;»</em></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;">Elle pense pourtant que le tribunal délocalisé, créé par la loi Sarkozy du 26 novembre 2003, répondait à une nécessité <em>«&nbsp;économique et humaine&nbsp;»</em>.
    Le lieu a été inauguré le 13 juin 2005. Avant cette date, les sans-papiers étaient emmenés jusqu’au bureau du juge des libertés et de la détention au tribunal de Boulogne. Les économies faites
    sur le transport d’une centaine de personnes par semaine jusqu’à Boulogne (deux heures aller-retour) sont incontestables. Mais Thérèse Willard rappelle aussi que les migrants <em>« devaient
    attendre là-bas des heures, sans pouvoir boire ni manger. Ici, ils peuvent aller déjeuner dans le centre de rétention tout de suite après l’audience.&nbsp;»</em></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;">Pour la Cimade (Service oeucuménique d'entraide), la seule association autorisée dans les centres de rétention, ces arguments matériels ne tiennent pas. La
    délocalisation du tribunal dans le centre de rétention de Coquelles est <em>«&nbsp;beaucoup plus dangereuse pour les sans-papiers&nbsp;»</em> que le transport jusqu’à Boulogne. <em>«&nbsp;La
    différence, c’est qu’ici il y a une juge unique, alors qu’à Boulogne, les juges changeaient régulièrement,&nbsp;»</em> explique Andry Ramaherimanana, permanent de la Cimade au centre de
    Coquelles. <em>«&nbsp;Une certaine routine s’installe, en défaveur des personnes retenues. La juge a tendance à prendre toujours les mêmes décisions,&nbsp;»</em> observe Gaëlle Tainmont, sa
    collègue. A la création du tribunal, de nombreux magistrats et avocats s’étaient élevés contre la délocalisation d’une instance judiciaire dans des locaux du ministère de l’Intérieur. Une
    promiscuité a priori contraire à l’indépendance de la justice. Plus que de réelles pressions, c’est une certaine tolérance envers les fonctionnaires de police qui sévit à Coquelles.
    <em>«&nbsp;Si, dans un dossier, il manque le document avertissant le procureur du placement en rétention, la juge laisse le temps aux policiers de le retrouver. A Lille, ça casse la
    décision&nbsp;»</em> rapporte Gaëlle Tainmont.</span>
  </p><span style="font-size: 10pt;"><b><br>
  "Les cours ont augmenté"</b><br></span>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;">Ce matin-là, neuf migrants passaient devant la juge. D’habitude, ils sont plutôt quinze, parfois 20. Assis sur les quatre ou cinq rangs de chaises face au bureau de
    la juge, ils ont attendu trois heures que l’audience commence. Le temps que l’avocate commise d’office arrive de Boulogne, discute avec chacun quelques minutes, puis s’entretienne des différents
    cas avec la juge et le greffier, dans une pièce attenante à la salle d’audience. Il faut aussi attendre les interprètes. Certains n’arrivent qu’à la dernière minute. Mais quand l’audience
    commence, tout va très vite. En mois d’une heure, les neuf cas ont été examinés, et chaque migrant est retourné dans le centre de rétention, encadré par deux policiers.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>«&nbsp;C’est quand la bonne saison pour aller en Inde&nbsp;? Parce qu’on veut y aller, mais pas pendant la mousson&nbsp;! En décembre ou janvier, c’est le
    mieux&nbsp;? Il n’y a pas de pluie? Vous êtes sûre&nbsp;?&nbsp;»</em> Thérèse Willard parle de ses prochaines vacances avec l’interprète, pendant que le premier sans-papier indien s’installe en
    face d'elle.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;">Elle lui demande combien il a payé son voyage aux passeurs. <em>«&nbsp;20&nbsp;000 euros&nbsp;! Eh ben dis donc, les cours ont augmenté, c’est le prix d’une
    voiture&nbsp;!&nbsp;»</em> s’exclame un policier. Ils sont cinq ou six policiers à rester postés près de l’entrée pendant l’audience, des fois que l’un des retenus aurait l’idée de s’échapper.
    Ils discutent, blaguent et lisent le journal.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>«&nbsp;Il faut dire aux passeurs que vous n’avez plus d’argent, et que votre famille en Inde a vendu toutes ses terres,&nbsp;»</em><em>«&nbsp;Je sais que mes
    recommandations ne servent à rien, mais je leur dis quand même, ça me fait plaisir,&nbsp;»</em> confie-t-elle après l’audience.</span> conseille la juge aux deux Indiens avec une bienveillance
    maternelle.
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;">A 13h30, la grille du tribunal se referme. Dans quelques jours, Ahmed le Kurde, Fassad l'Erythréen et Mahmoud l'Afghan devraient s'envoler vers la Belgique,
    l'Italie et l'Autriche.</span>
  </p>
  <div style="text-align: right;">
    Nina Hubinet
  </div>
  <p class="MsoNormal">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 8pt;">(Reportage réalisé au tribunal de Coquelles le 8 janvier 2008)</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 8pt;"><br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Apr 2008 22:27:00 +0200</pubDate>        <guid >http://harissa.over-blog.org/article-18774103.html</guid>
                <category>Harissa news</category>        <comments>http://harissa.over-blog.org/article-18774103-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Prière de ne pas guérir]]></title>
        <link>http://harissa.over-blog.org/article-18773564.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><b>La France</b> <b>est le seul pays européen où un étranger gravement malade peut obtenir un titre de séjour pour soins. Quelques 24&nbsp;000 personnes en
    bénéficient aujourd’hui, mais le gouvernement fragilise le dispositif en freinant les régularisations.</b><br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">«<em>&nbsp;Trop d'avis positifs.&nbsp;</em>» Certains préfets jugent les médecins inspecteurs de santé publique trop cléments dans leur examen des dossiers de
    régularisation pour soins. Le message, transmis par les directeurs des DDASS (Directions départementales des affaires sanitaires et sociales), a suscité la colère des médecins, qui sont allés
    s’en plaindre à Roselyne Bachelot le 23 novembre 2007.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La procédure, créée en 1998 par la loi Chevènement, donne le droit aux étrangers gravement malades qui vivent en France d’obtenir un titre de séjour pour se faire
    soigner. Ce dispositif généreux est une exception française. Il concerne en premier lieu les malades du sida, mais les hépatites chroniques, les maladies cardio-vasculaires ou psychiatriques
    graves sont aussi des arguments de régularisation. Dans tous les cas, il faut que le pronostic vital du malade soit engagé. «&nbsp;<em>On dit souvent aux gens&nbsp;: “&nbsp;Vous n’êtes pas assez
    malades&nbsp;”&nbsp;!&nbsp;</em>» confirme Antonietta Marrucchelli, de l’association Santé Charonne, à Paris.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">D’autres signes attestent des coups portés au dispositif. Dans le Puy-de-Dôme, trois psychiatres de renom, spécialisés dans la prise en charge des réfugiés, ont eux
    aussi été jugés trop favorables à leurs patients&nbsp;: le préfet a décidé de ne pas renouveler l’agrément nécessaire pour établir les rapports médicaux sur les étrangers malades.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une étude du Comede (comité médical pour les exilés) va dans le même sens&nbsp;: 64% des demandes débouchaient sur une régularisation en 2003, et seulement 42% en
    2006 (1).<a name="_ednref1" href="#_edn1"></a> Cette baisse se traduit dans les faits&nbsp;: «&nbsp;<em>Un Malien diabétique sous insuline était facilement régularisé il y a quatre ans.
    Aujourd’hui, le refus est presque automatique à Paris&nbsp;</em>», constate le docteur Olivier Lefèbvre, chargé du suivi médical au Comede. Du coup, de plus en plus de titres de séjour pour soins
    sont délivrés en appel d’une première décision négative.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le nombre de personnes malades régularisées a pourtant presque doublé en cinq ans. 6&nbsp;790 cartes de séjour «&nbsp;étrangers malades&nbsp;» ont été délivrées en
    2006, contre 3&nbsp;414 en 2001(2). <a name="_ednref2" href="#_edn2"></a>Mais cette augmentation ne fait que répercuter une spectaculaire hausse des demandes. Si de plus en plus de personnes se
    tournent vers cette procédure, c'est «<em>&nbsp;parce que les autres portes se ferment&nbsp;</em>», estime le docteur Lefèbvre. Depuis 2003-2004, les autres titres de séjour sont délivrés avec
    parcimonie. La baisse la plus spectaculaire concerne le droit d’asile&nbsp;: 7&nbsp;345 personnes ont obtenu le statut de réfugié en 2006, contre 13&nbsp;770 en 2005<a name="_ednref3" href=
    "#_edn3"></a> (3). «&nbsp;<em>Une partie des personnes déboutées du droit d’asile se reportent sur la régularisation pour soins</em>&nbsp;»<em>,</em> estime Sylvie Azéma, assistante sociale au
    Centre de soins de Médecins du Monde à Marseille. Les personnes victimes de persécutions ou tortures font valoir un traumatisme psychiatrique. «<em>&nbsp;Mais les médecins inspecteurs de la DDASS
    rappellent, à juste titre, que la régularisation pour soins ne doit pas se substituer à l’asile&nbsp;!&nbsp;</em>» se désole-t-elle.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><b>Enfer administratif</b></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Face à cet afflux de demandes, les étrangers malades sont d’abord sélectionnés sur leur pugnacité. Le parcours du combattant de l’étranger malade commence, comme
    toujours, à la préfecture.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Première étape&nbsp;: présenter un papier d’identité (que bien souvent l’étranger n'en possède plus)&nbsp;; prouver que l'on habite en France depuis un an au moins
    (un casse-tête lorsqu’on est sans-papier)&nbsp;; fournir un certificat médical (ce qui n’est pourtant exigé dans aucun texte de loi). Ce n’est que lorsque ces trois conditions préalables sont
    remplies que l’étranger peut retirer son dossier.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Deuxième étape&nbsp;: le dossier médical doit être rempli par le chef d’un service hospitalier ou un médecin agréé par la préfecture, qui le transmet au médecin
    inspecteur de la DDASS en province, ou, à Paris, au médecin-chef de la Préfecture de police. Ces derniers rendent un avis, positif ou négatif, sur la régularisation, à partir de l’expertise
    médicale de leur confrère. Un autre élément, décisif, entre alors en ligne de compte&nbsp;: l’accès aux soins pour la pathologie concernée dans le pays d’origine. Selon le texte de loi,
    l’étranger reçoit un titre de séjour «<em>&nbsp;sous réserve qu’il ne puisse effectivement bénéficier d’un traitement approprié dans le pays dont il est originaire.&nbsp;</em>» Le préfet décide
    en dernière instance, sans être lié par l’avis des médecins.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Parmi toutes les embûches de la procédure, la lenteur du traitement des dossiers – quatre mois légalement – atteint des sommets ces derniers mois. «<em>&nbsp;Une
    jeune femme ivoirienne, malade du VIH, a déposé son dossier de régularisation pour soins en avril 2007 à la sous-préfecture de Palaiseau. Début 2008, elle n’avait toujours pas de nouvelles. En
    contactant la préfecture de Palaiseau, on a appris qu’ils n’avaient reçu le dossier qu’en juillet 2007, et que pour l’instant ils commençaient seulement à traiter les dossiers reçus en
    juin&nbsp;</em>», raconte Jeanine Spinazzé, bénévole à la Cimade (Service oecuménique d'entraide)de Massy-Palaiseau.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le blocage administratif est un moyen peu visible et assez efficace pour limiter l’accès au titre de séjour pour raison médicale. Et tant pis si l’hypocrisie
    devient un mode de fonctionnement.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Toutes les associations d’aide aux étrangers malades ont constaté l’allongement des délais. «<em>&nbsp;En ce moment, la préfecture des Bouches-du Rhône a sept mois
    de retard&nbsp;: lorsqu’ils examinent les demandes, les dossiers médicaux sont devenus obsolètes&nbsp;!&nbsp;</em>» constate Sylvie Azéma, de Médecins du Monde. A la préfecture de Marseille, les
    guichets sont ouverts aux dossiers de régularisation pour soins qu’une heure par jour depuis juin dernier.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><b>Titre de séjour délivré, aussitôt périmé</b></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A cause de ces retards monumentaux, la carte de séjour, valable un an, est parfois délivrée deux mois avant la date d’expiration. Il arrive même qu’elle soit déjà
    périmée lorsque l’étranger la reçoit. Il faut alors tout recommencer&nbsp;: aller à la préfecture, constituer le dossier médical, etc. De quoi jouer avec les nerfs de personnes malades et souvent
    en grandes difficultés sociales. Pour Sarah Siné, de l’association Act Up, «<em>&nbsp;il y a une volonté claire de l’Etat de précariser les étrangers malades pour qu’ils aient envie de
    repartir.&nbsp;</em>»</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Car durant ces périodes d’attentes, l’étranger est en principe soigné gratuitement grâce à l’aide médicale d’Etat (AME). Mais il ne peut faire valoir aucun droit
    lié à sa condition de malade. Pas d’allocation adulte handicapé (AAH, 700 euros), ni de place prioritaire sur les listes de logements sociaux, auxquels les malades du sida ont normalement droit.
    On lui remet un récépissé, une attestation de dépôt, ou une convocation à la préfecture, qui lui permet de ne pas être expulsé. Au mieux, il reçoit une autorisation provisoire de séjour (APS) de
    trois ou six mois (4). <a name="_ednref4" href="#_edn4"></a>Dans l’immense majorité des cas, il n’a pas le droit de travailler. «<em>&nbsp;Je veux faire quelque chose de ma vie&nbsp;! J’ai un
    diplôme d’aide à domicile, mais je reste cloîtrée chez ma sœur, par peur des contrôles&nbsp;</em>», se lamente Mélanie (5)<a name="_ednref5" href="#_edn5"></a>, 20 ans, qui habite Paris. Elle est
    venue d’Afrique à l’âge de 15 ans pour échapper à un mariage forcé. Prise en charge par l’aide sociale à l’enfance, elle a découvert en France sa séropositivité.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mais même avec le titre de séjour, l’autorisation de travail n’est pas délivrée automatiquement. Beaucoup d’étrangers malades ne peuvent pas compter sur la
    solidarité familiale et sont contraints de travailler au noir, malgré leur état de santé et les risques de sanctions.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><b>Changement d’adresse</b></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">On peut aussi être menacé d’expulsion sans avoir commis aucun délit. Mélanie est sous le coup d’un avis d’expulsion depuis le 14 septembre. «&nbsp;<em>Le 5
    septembre, je me suis rendue à la préfecture pour signaler que j’avais déménagée. Mais l’avis d’expulsion a quand même été envoyé à mon ancienne adresse. Quand je suis retournée à la préfecture
    en novembre pour savoir où en était mon dossier, j’ai appris que j’étais expulsable, et que la date de recours était dépassée.&nbsp;</em>» Car si les délais de réponse de la préfecture sont
    interminables, les délais de recours, en revanche, sont impératifs. Le refus de régularisation peut être contesté pendant un mois, et pas un jour de plus.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Et les ennuis ne s’arrêtent pas là. En décembre 2005, lors du dépôt de sa demande, Mélanie connaissait sa pathologie, mais pas l’existence de la régularisation pour
    soins. Elle avait fait une demande classique pour «&nbsp;vie privée et familiale&nbsp;», parce que son frère et sa sœur habitent en France. «&nbsp;<em>La loi autorise une personne à déposer deux
    demandes de régularisation en parallèle, mais le personnel de la préfecture a refusé qu’elle dépose sa demande pour soins parce qu’elle n’était pas en possession de la première décision, expédiée
    à la mauvaise adresse&nbsp;</em>», explique Sarah Siné, d’Act Up. «<em>&nbsp;Je ne dors plus, j’ai peur qu’ils viennent cogner à la porte et me menotter pour m’expulser&nbsp;</em>», confie
    Mélanie, fébrile. Sur les conseils d’Act Up, elle a fait une demande d’aide juridictionnelle, qui interrompt le dépassement du délais de recours. Elle sera convoquée avant la fin du mois de
    janvier 2008 à la préfecture pour faire valoir son droit à un titre de séjour pour soins.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mais sans l’aide d’une association, beaucoup d’étrangers se découragent. «<em>&nbsp;Je suis allé deux fois à la Préfecture pour faire une demande de régularisation
    pour soins, mais c’était trop compliqué, j’ai laissé tomber&nbsp;</em>», avoue Monsieur B., un Algérien qui a travaillé comme maçon en France pendant 37 ans. Il est venu demander conseil au
    Centre de soins de Médecins du Monde à Marseille. «<em>&nbsp;Je suis diabétique et cardiaque. Je suis retourné en Algérie il y a trois ans, pour la retraite. Là-bas j’ai fait un infarctus. Du
    coup je reviens en France une fois par an pour me faire soigner, parce qu'en Algérie il n'y a pas les traitements dont j'ai besoin.&nbsp;</em>» Mais l'ancien maçon doit payer tous ses frais
    médicaux, malgré toutes ses années de cotisations, car il est considéré comme un sans-papier par l’administration. Il ne reste jamais trois mois sur le territoire, condition nécessaire pour
    bénéficier de l’aide médicale d’Etat (AME). «<em>&nbsp;Si ce monsieur touche sa retraite en France, il aura droit à la Sécu,&nbsp;</em>» dit-on à la préfecture. Monsieur B. a entamé les démarches
    pour faire valoir ses droits à la retraite, qui s'élèverait à 250 euros par mois. Il devrait alors avoir accès à la CMU (Couverture maladie universelle).</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><b>Trithérapie à Bamako</b></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><b>&nbsp;</b></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Des erreurs de l’administration conduisent ainsi des personnes gravement malades en centre de rétention, et parfois jusqu’à l’expulsion. Pendant que la ministre de
    la Santé Roselyne Bachelot promet qu’il n’y aura plus de malades expulsés (6)<a name="_ednref6" href="#_edn6"><span class="MsoEndnoteReference"><span><!--[endif]--></span></span></a>, les
    procédures d’éloignement gagnent en efficacité. «<em>&nbsp;De plus en plus de nos malades se retrouvent en centre de rétention&nbsp;</em>»<em>,</em> témoigne Marie Henocque, en charge du pôle
    santé Cimade-Comede d’Aubervilliers. «&nbsp;<em>Maintenant on les y emmène d’abord, et ensuite on vérifie s’ils sont expulsables.&nbsp;</em>»</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Davantage que les cafouillages ou les coups de sang de la machine étatique, c’est le refus du titre de séjour qui est aujourd’hui à l’origine de la plupart des
    expulsions. Les préfets estiment de plus en plus fréquemment que le malade peut bénéficier des soins nécessaires dans son pays d’origine.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Début 2007, trois malades du sida ont ainsi été renvoyés dans leur pays sur ce motif. Cet été, deux étrangers expulsés pour les mêmes raisons sont finalement
    revenus en France, grâce à la mobilisation des associations Aides et Act Up. L’un, Comorien, était porteur du VIH&nbsp;; l’autre, originaire d’Arménie, souffrait d’une hépatite B. «&nbsp;<em>Dans
    les deux cas, on a jugé qu’ils pouvaient très bien se faire soigner aux Comores et en Arménie&nbsp;</em>», rapporte Caroline Isambert, une militante d’Act Up. «&nbsp;<em>On ne fait pas la
    différence entre disponibilité des soins et accès aux soins&nbsp;</em>»<em>,</em><em>On regarde seulement s’il y a un hôpital dans la capitale qui propose le traitement demandé, sans se soucier
    des moyens financiers de la personne ou de la région où elle habite. La situation sanitaire du pays, décrite par l’OMS et le PNUD, personne n’en tient compte.&nbsp;</em>» Trente
    «&nbsp;fiches-pays&nbsp;», censées renseigner sur les soins disponibles dans les pays d’origine, ont même été mises à la disposition des médecins-inspecteurs pour «<em>&nbsp;les aider dans leur
    choix&nbsp;</em>» depuis la fin 2006. «<em>&nbsp;Selon ces fiches, établies par les ambassades sur la base des renseignements qu’ils donnent aux expatriés, on peut se faire soigner de tout
    partout&nbsp;!&nbsp;»</em> ironise Olivier Lefèbvre.</span> tempête Olivier Lefèbvre, du Comede. «&nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Selon le rapport 2006 de l'Onusida, moins d'un million de patients sur les 24,7 millions de séropositifs d'Afrique subsaharienne bénéficiaient à la fin de l'année
    2005 d'un traitement antirétroviral.</span>
  </p>
  <div style="text-align: right;">
    Nina Hubinet
  </div>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 8pt;">(Enquête réalisée en décembre 2007)</span><span style="font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
    <hr size="1">
    <!--[endif]-->
    <div id="edn1">
      <p class="MsoEndnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_edn1" href="#_ednref1"><span class="Caractredenotedefin"><span><!--[if !supportFootnotes]--></span></span></a> 1. Étude de 2006 portant sur un millier
        de candidats à la régularisation. «&nbsp;<em>La santé des exilés</em>&nbsp;», rapport d’activité 2006 du Comede.</span>
      </p>
    </div>
    <div id="edn2">
      <p class="MsoEndnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><span>2.</span> et <span>3.</span> Chiffres issus du rapport au Parlement de décembre 2007 du Comité interministériel de contrôle de l’immigration.<a name=
        "_edn3" href="#_ednref3"><span class="Caractredenotedefin"><span><span class="Caractredenotedefin"><span style=
        "font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"><br></span></span></span></span></a></span>
      </p>
    </div>
    <div id="edn4">
      <p class="MsoEndnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_edn4" href="#_ednref4"><span class="Caractredenotedefin"><span><!--[if !supportFootnotes]--></span></span></a> 4. Légalement, on ne peut délivrer plus
        de deux autorisations provisoires de séjour à un sans-papier. Dans les faits, certains en reçoivent huit d'affilée.<a name="_edn5" href="#_ednref5"></a></span>
      </p>
      <p class="MsoEndnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_edn5" href="#_ednref5"></a>5. Le prénom a été changé.<a name="_edn6" href="#_ednref6"></a></span>
      </p>
      <p class="MsoEndnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_edn6" href="#_ednref6"></a> 6. France Inter, 31 décembre 2007.</span>
      </p>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Apr 2008 22:09:00 +0200</pubDate>        <guid >http://harissa.over-blog.org/article-18773564.html</guid>
                <category>Harissa news</category>        <comments>http://harissa.over-blog.org/article-18773564-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Un hiver paisible sur le Bosphore]]></title>
        <link>http://harissa.over-blog.org/article-18038495.html</link>        <description><![CDATA[<div>
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    </div>
  </div>Photos et diaporama réalisés par Pierre Blanc (février 2008)]]></description>
        <pubDate>Mon, 24 Mar 2008 10:16:00 +0100</pubDate>        <guid >http://harissa.over-blog.org/article-18038495.html</guid>
                <category>Turqueries</category>        <comments>http://harissa.over-blog.org/article-18038495-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Carnaval de Dunkerque : le défilé à Petite-Synthe]]></title>
        <link>http://harissa.over-blog.org/article-17512455.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    Le samedi 9 février, à Petite-Synthe, un grand soleil éclaire HLMs, pavillons et carnavaleux...<br>
    <br>
    <div>
      <embed src="http://widget-bc.slide.com/widgets/slideticker.swf" type="application/x-shockwave-flash" quality="high" scale="noscale" salign="l" wmode="transparent" flashvars=
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      <div style="width:600px;text-align:left;">
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      </div>
    </div>Photos Pierre Blanc et Nina Hubinet<br>
    <br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 09 Mar 2008 19:26:00 +0100</pubDate>        <guid >http://harissa.over-blog.org/article-17512455.html</guid>
                <category>Harissa news</category>        <comments>http://harissa.over-blog.org/article-17512455-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quand le voile chasse la perruque]]></title>
        <link>http://harissa.over-blog.org/article-16357931.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 11pt; line-height: 200%;"><font size="2">Article paru dans le <a href="http://www.turkishdailynews.com.tr/article.php?enewsid=95492">Turkish Daily News</a> du 5 février
    2008</font></span>
  </p>
  <div align="justify">
    <strong>Par Sevda Yüzbasioglu&nbsp;</strong> (Traduction : Pierre Blanc)
  </div>
  <p style="text-align: justify; line-height: 200%;" class="MsoNormal">
    <span style="font-size: 11pt; line-height: 200%;"><br>
    <em><font size="3" face="Arial">Les marchands de perruques dénoncent la mesure prise par le gouvernement turc de lever l’interdiction du port du voile dans les universités. Pour eux, cette
    décision n'est pas une bonne affaire, car les étudiantes voilées comptent parmi leurs plus fidèles clientes.</font><br></em><br>
    <font size="2">Les femmes turques qui portent le voile ne sont pas les seules à suivre de près le vote de l’amendement à la constitution qui vise à supprimer l’interdiction du port du voile.
    Au-delà des traditionnels débats sur l’islamisation de la société, la mesure n'est pas sans effet pour les producteurs de voiles et de perruques du pays.<br>
    <strong>L’amendement est vu d’un bon œil par les producteurs de foulards</strong> : ils espèrent une nette augmentation de leurs profits. Les marchands de perruques, au contraire, se sentent
    menacés. L’interdiction de porter le voile dans les administrations avait généré une énorme demande de perruques : <strong>des centaines de milliers de femmes préféraient se couvrir la tête d’une
    perruque plutôt que de laisser apparaître leur chevelure</strong>. Mustafa Karaduman, directeur de Tekbir Giyim, une marque conservatrice de prêt-à-porter féminin, affirme que les discussions
    récentes au sujet du voile ont suscité l’attention de la population et que la demande devrait augmenter. Les commerçants de perruques, concentrés dans le quartier stambouliote de <a href=
    "http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=11965693">Tarlabasi</a>, pensent quant à eux que la décision va nuire à leur commerce.<br></font> <font size="2"><font size="3"><br></font>
    <font size="3" color="#FF9900">Une demande de foulards en hausse</font><br>
    <br>
    Introduite par l’AKP (le parti de la justice et du développement actuellement au pouvoir) et par le MHP (le parti du mouvement nationaliste), <strong>cette proposition doit modifier la
    Constitution turque</strong> pour permettre le port du voile dans les universités. Elle a suscité de vives réactions dans toutes les couches de la société.<br>
    De nombreuses entreprises attendent les retombées positives d’un tel amendement. La marque de vêtements "islamiquement correcte" Tekbir Giyim a déjà revu sa stratégie, en augmentant le nombre de
    ses lignes de vêtements. Elle vise ainsi une augmentation de 30% de ses ventes. M. Karaduman n’attend pas une explosion immédiate des ventes : dans un premier temps, la forte demande entraînera
    une hausse de la production.&nbsp;&nbsp;<br></font> <font size="2" color="#FF9900"><br></font><font size="3" color="#FF9900">Les femmes voilées laissent déjà leurs perruques au
    placard</font><font size="2"><br>
    <br>
    Ismet Aydiner, propriétaire de Ismet Wigs, une boutique vieille de 40 ans, affirme que, <strong>depuis deux ans, la pénétration des produits chinois sur le marché turc lui a déjà fait perdre de
    nombreuses clientes étudiantes</strong>. Leur proportion est passée de 40% de sa clientèle à 10% aujourd’hui.<br>
    Pour M. Aydiner, les producteurs de perruques ont déjà subi l’assaut des perruques chinoises, que l’on retrouve même dans les bazars locaux. Cela devrait avoir également des effets négatifs pour
    ceux qui importent des perruques de l’étranger. Recep Saydam, propriétaire de Rönesans Wig Company, estime que le marché est gelé à cause des perruques venues de Chine. La levée de l’interdiction
    du voile à l’université va, selon M.Saydan, porter un coup supplémentaire à l’industrie de la perruque en Turquie.<br>
    Les étudiantes voilées, qui ont anticipé la mesure, n'achètent déjà plus de perruques.</font></span>
  </p><font size="5"><br></font><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>]]></description>
        <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 23:28:00 +0100</pubDate>        <guid >http://harissa.over-blog.org/article-16357931.html</guid>
                <category>Turqueries</category>        <comments>http://harissa.over-blog.org/article-16357931-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Heureux comme un prêtre africain en Alsace]]></title>
        <link>http://harissa.over-blog.org/article-16225676.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">En ces temps de crise des vocations, l'Alsace, comme de nombreuses régions</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">de France, confie ses paroisses de campagne à des prêtres étrangers. Albert</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">Nouati est l'un deux : venu du Togo, il est curé de la communauté de</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">paroisses de Westhoffen, dans le Bas-Rhin. Si le premier contact avec la</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">population n’a pas toujours été évident, son enthousiasme communicatif est</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">en train de revivifier quelques églises endormies. Rencontre.</span>
  </div><br>
  <span style="font-family: Tahoma;"><br></span>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>Début décembre, à trente kilomètres de Strasbourg.</b> La campagne alsacienne</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">s'enfonce doucement dans l'hiver. Des corbeaux tournent au-<span style="font-family: arial;">dessus des
    champs</span></span></span><span style="font-family: arial;"><br></span> <span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;">labourés, les arbres dessinent des ruisseaux d'encre
    noire dans le ciel. Quelques</span></span><span style="font-family: arial;"><br></span> <span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;">décorations de Noël égaient l'entrée d'un
    village désert. En ce premier dimanche</span></span><span style="font-family: arial;"><br></span> <span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;">de l'Avent, la pluie fine et les
    bourrasques n'incitent pas vraiment à la</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">promenade.</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Pourtant dès 10h, <b>la petite église de Balbronn est pleine</b>. Venus des villages</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">alentour, les habitants de la communauté de paroisses de <b>Westhoffen</b> - un curé</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">pour six communes - se sont réunis pour écouter avec émotion leurs enfants lire,</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">en hésitant un peu, des passages de l'Ancien Testament. Ils préparent leur</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>première communion</b>, profession de foi ou confirmation. Avec décontraction, le</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">père Nouati, qui s’occupe des six paroisses rurales depuis deux ans, les réunit</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">devant l'autel et demande à l’assistance de les applaudir.</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>Après la messe, chacun vient embrasser le prêtre togolais</b>, qui a revêtu sa belle</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">chasuble violette de l’Avent. <em>« Salut Albert ! Comment tu vas ? »</em> Son sourire</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">serein se transforme alors en franche rigolade. <em>« Je suis gelé ! Vous ne trouvez</em></span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>pas qu'il fait terriblement froid ? »</em> Devant sa grimace effarouchée et ses</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">claquements de dents, les rires fusent. Après plus de dix ans passés en Alsace,</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Albert Nouati joue toujours à l'Africain traumatisé par les frimas du Nord.</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>Blaguer avec ses ouailles</b>, c’est pour lui comme un prolongement naturel de la</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">messe. Une bonne humeur à toute épreuve, qui a séduit les habitants de ces</span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">petits villages du Bas-Rhin. <em>« Sa culture africaine, on la sent dans les rapports</em></span></span><br>
    <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>humains : il est très simple, naturel, jovial, »</em> juge René, habitant de Wangen.</span></span><br>
    <br>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>« <b>Le christianisme, je suis tombé dedans quand j'étais petit</b>, comme Obélix
      dans</em></span></span><br>
      <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>la potion magique ! »</em>, déclare Albert en guise d'introduction à sa biographie.</span></span><br>
      <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Pour son déjeuner dominical, il prépare un plat togolais – du riz accompagné</span></span><br>
      <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">d'une sauce aux arachides. « <em>C'est ma tante de Paris qui m'a appris. Je ne
      savais</em></span></span><br>
      <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>même pas faire cuire du riz ! En Afrique, un curé n'a pas besoin de faire la</em></span></span><br>
      <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>cuisine, il y a toujours quelqu'un qui lui apporte à manger. »</em> L’image est</span></span><br>
      <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">idyllique. Mais <b>l’histoire de la vocation d’Albert Nouati n’a pas été un long</b></span></span><br>
      <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>fleuve tranquille</b>. Ni même son accueil en Alsace. Un jour, une habitante du</span></span><br>
      <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">village de Benfeld, la première paroisse où il est affecté, veut lui parler</span></span><span style=
      "font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">. Elle lui<br>
      raconte sa réaction lorsqu'elle a vu les prêtres tout juste</span></span> <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">ordonnés au journal télévisé,<br>
      deux mois plus tôt : <em>« Benfeld n'a jamais eu de</em></span></span> <span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>chance, je suis sûre qu'on va se
      taper ce Noir, »</em> s’était-elle exclamé.</span></span> <span style="font-size: 10pt;">Des propos qu'elle regrettait après-coup.</span><br>
    </div><b><span style="font-size: 12pt;"><br></span></b><span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">L’Alsace, un rêve de gosse</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>Albert Nouati est né en 1964 à Tové</b>, <em>« le premier village où les missionnaires</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>allemands ont débarqué en 1884 »</em>, précise-t-il. Le Togo faisait alors partie de</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>l'Afrique allemande</b>. Ses grands-parents ont donc appris à parler la langue du</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">colon en même temps qu'ils ont été évangélisés… par des protestants. Grâce à</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">un tour de passe-passe de l'histoire, Albert est pourtant devenu prêtre catholique :</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">à la fin du XIXe siècle, l'Alsace est allemande, et des catholiques alsaciens</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">débarquent aussi au Togo. <em>« Mes parents sont catholiques, mais la famille est</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>majoritairement protestante, et on compte aussi des musulmans… ça ne pose</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>aucun problème,»</em> précise le père Nouati.</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">L'Alsace, idéalisée à souhait, est présente dans l'imaginaire d'Albert dès</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">l'origine : <em>« j'ai été baptisé par un missionnaire de Bischoffheim »</em>, raconte-t-il,</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">un village distant de quelques kilomètres de Westhoffen, où il réside</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">aujourd'hui. D'où <b>ce lien ancien, intime et pourtant abstrait, avec la région</b>. Une</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">histoire commune qui explique qu'aujourd'hui deux des trois prêtres africains</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">d'Alsace sont togolais.</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Pourtant la vocation du petit Albert n'avait au départ rien à voir avec l'Alsace, ni</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">avec un quelconque appel divin. <em>« La soutane blanche et la longue barbe du</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>père missionnaire, c'est ça qui m'intéressait ! »</em> avoue-t-il en riant. Une aura</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">d’autant plus grande que le missionnaire <em>« distribuait des bonbons et des images</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>pieuses»</em> aux enfants.</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Ce sera donc l<b>e petit séminaire, à Agoé. Albert y entre à 14 ans</b>. Contre l'avis de</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">son père, menuisier, qui aurait préféré qu'il reprenne l'affaire familiale. <em>« C'était</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>mal vu qu'un enfant aille au séminaire.»</em> Seule sa mère le soutient, et lui donne</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">régulièrement un peu d'argent. Il rejoint ensuite le grand séminaire à Lomé, la</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">capitale, où il étudie la philosophie.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span> <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">Big bang culturel</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>En 1990, des troubles politiques secouent le Togo, le séminaire est fermé</b>. Albert</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Nouati rejoint un oncle à Strasbourg. Il s'inscrit à l'université Marc Bloch, seule</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">université de théologie publique en France, en vertu du concordat qui lie</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">l'Alsace au Saint-Siège. <em>«Aujourd’hui il y a une cinquantaine de prêtres</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>étudiants africains à Strasbourg, »</em> explique le père Musser, vicaire général du</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">diocèse, qui les prend en charge. <em>« Ils secondent les paroisses, selon leur emploi</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>du temps. »</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>Mais une fois à Strasbourg, la vocation d’Albert vacille.</b> <em>« L'ambiance à la fac</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>de théologie n'était vraiment pas gaie »</em>. Le choc culturel est considérable.</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>« Lorsque je saluais quelqu'un dans la rue, il ne répondait pas. »</em> Comme les</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">autres étudiants africains, Albert Nouati accuse le coup : <b>il vient d'un pays où les</b></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>églises sont pleines, grouillantes de vie</b>, et il se retrouve dans des paroisses</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">désertées, où les enfants sont rares. Pour la première fois aussi, il ressent une</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>méfiance face à sa couleur de peau</b>. <em>« Les vieilles dames serraient leurs sacs à</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>main contre elles en me croisant dans la rue »</em>, se souvient-il, tout en précisant</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">qu'il habitait le quartier « sensible » du Neuhof. <em>« Je n'étais pas à l'aise. »</em> Il se</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">tourne alors vers l'ethnologie, et travaille pendant un an sur la danse et</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">l'expression corporelle : <em>« Je voulais mettre la danse au service de la</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>catéchèse ! »</em> A la fin de l'année, sa <b>rencontre avec un jeune séminariste</b></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>enthousiaste</b> lui redonne le goût de la foi. Albert revient finalement à la</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">théologie, et décroche son DEA.</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Après le séminaire, et un stage d'un an à Mulhouse, Albert est ordonné diacre en</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">2000, et prêtre en 2001. <em>« <b>Je voulais aller à la campagne.</b> Mes camarades de</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>promo pensaient que ce n'était pas une bonne idée, que je serais mieux en ville,</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>où il y a des étrangers. »</em> Mais Albert persiste, et il devient vicaire de la</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">communauté de paroisses de Benfeld. Son intégration est totale : il joue même</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">dans une troupe de <b>théâtre alsacien</b>. <em>« J'ai été tout de suite adopté, c'était juste</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>des personnes à aimer. Quand je suis parti, quatre ans après, tout le monde</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>pleurait et moi le premier ! »</em> raconte-t-il.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span> <span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">Faire du bruit à l’église</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Comment le père Nouati réussit-il à rallier les paroissiens réticents? <em>« Il faut rire</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>et pleurer avec les gens,»</em> estime-t-il. Une philosophie de l’empathie : <b>le prêtre</b></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>africain n’a pas de piédestal</b>, <em>« ce n’est plus un personnage distant et sévère, »</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">décrit un paroissien qui a connu des ecclésiastes moins blagueurs. <b>L’austérité</b></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>des offices a laissé la place aux rythmes du gospel et des djembés</b>, qui pimentent</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">certaines messes d’Albert et séduisent les plus jeunes.</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Pour beaucoup, le grand changement, c'est la disparition du caractère strict de</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">l'église. <em>« Avant, pour nous, le respect à l'Eglise passait par une attitude figée.</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>Albert nous a fait comprendre qu'on pouvait chanter, bouger, ou applaudir à</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>l'église sans être irrespectueux, »</em> se réjouit Martine, de Balbronn. Si quelques</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">anciens, coutumiers de la messe en latin et en allemand, ont eu du mal à s'habituer</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">au nouveau style, la plupart des quarantenaires sont ravis. <em>« C'est beaucoup plus</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>agréable de venir à la messe »</em>, résume Nathalie, la maman d'Eloïse, 10 ans, qui</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">prépare sa première communion. <em>« C'est joyeux, enlevé… On ne voit pas le</em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>temps passer. <b>C'est ce qu'il faut pour que les jeunes reviennent vers la religion.</b></em></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>Avant il n'y avait que les papis et les mamies dans l'église. Là ça vit. »</em> Un</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">dynamisme qui tient à la jeunesse des prêtres africains. Mais surtout à <b>la culture</b></span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><b>du continent noir</b>, qui a su conserver le sens des mots « vivre ensemble ». Une</span><br>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">qualité assez rare pour faire revenir tout un village vers son église.<br></span>
    <div style="text-align: right;">
      <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><br>
      Nina Hubinet</span>
    </div>
  </div>
  <div style="text-align: right;">
    <div style="text-align: justify;">
      <br>
      <div style="text-align: right;">
        <br>
        <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em>Portrait réalisé en décembre 2007 au CFJ</em></span>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 02 Feb 2008 01:27:00 +0100</pubDate>        <guid >http://harissa.over-blog.org/article-16225676.html</guid>
                <category>Harissa news</category>        <comments>http://harissa.over-blog.org/article-16225676-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L' aubaine du bio]]></title>
        <link>http://harissa.over-blog.org/article-15383716.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;">En dix ans, les exportations de produits biologiques au Maroc ont plus que triplé. Et la tendance
  n’est pas prête de s’inverser, au moment où la demande européenne croît de 20% par an. Mais l’Etat traîne les pieds, malgré les opportunités de développement qu’offre la filière.</span><br>
  <br>
  <br>
  A Sidi Farès, près d’Azemmour, 800 tonnes de&nbsp; tomates-cerises, poivrons et autres haricots verts sont produits chaque année, pour aller garnir les étals des supermarchés allemands et anglais.
  Sous les serres, des ouvriers montés sur échasses ajustent la hauteur des plants de tomates-cerises, qui grimpent le long de fils suspendus. Un peu plus loin, les ouvrières, pressées par les <em>«
  yala ! »</em> des contremaîtres, se courbent pour ramasser les fruits déjà mûrs. Une ferme maraîchère de 18 hectares, apparemment banale, mais qui ne l’est pas tout à fait. Les légumes qu’on y
  cultive sont « bio » : ils grandissent sans l’aide d’engrais ni de pesticides chimiques. Pour lutter contre le trips, vraie menace les tomates, on fait appel aux punaises, qui se régalent de ces
  parasites.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;"><br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/16//bio5.JPG" class="CtreTexte" alt="bio5.JPG" width="300" height="225">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="font-size: 8pt;"><em>La
  ferme de la société Agrior exporte toute sa production vers l'Europe du Nord.</em> (Photos Nina Hubinet)</span><br></span></span><br>
  <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;"><br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au Maroc, les cultures biologiques s’étendent aujourd’hui sur près de 20 000 hectares. Cela ne représente que 0,2 % des surfaces agricoles, mais
  l’évolution des exportations donne une idée de la tendance actuelle : moins de 2000 tonnes de produits bio ont été exportés en 1999, et plus de 7000 tonnes en 2007, selon l’EACCE (Etablissement de
  contrôle et de coordination des exportations). Une croissance boostée par la demande européenne, qui augmente de 20 % par an.<br>
  <br>
  <b>Le bio, une arnaque ?</b><br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Car le marché local est embryonnaire. L’immense majorité de la production est exportée vers l’Europe. Les produits bio, vendus 15% plus cher que les
  autres en France, ne sont pas à la portée des Marocains. Pour beaucoup, vendre du bio au Maroc relève aussi du paradoxe, voire de l’arnaque : l’agriculture est déjà « bio » par défaut, puisque les
  fellahs sont trop pauvres ou ignorants pour se procurer des engrais. Pourquoi alors payer plus cher dans un supermarché huppé les légumes « beldi » que l’on peut acheter au coin de sa rue ? La
  réalité de l’agriculture marocaine est pourtant différente : les cultures irriguées, qui utilisent engrais et pesticides* à tour de bras, sont de plus en plus nombreuses. La certification bio est
  donc moins superflue qu’elle en a l’air.<br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Toujours est-il que la plupart des champs marocains restent vierges de tout produit chimique. <em>«Du coup, la conversion au bio, qui prend un ou
  deux ans minimum en Europe, est souvent plus rapide ici»</em>, explique Vanessa Bernard, d’Ecocert, l’un des organismes qui délivrent les certifications « bio », indispensables pour l’exportation
  vers l’Union européenne ou les Etats-Unis. <em>«Pour les cultures sauvages, comme l’argan, la conversion peut même être immédiate»</em>, poursuit-elle.<br>
  <b><br>
  Stabilité des prix</b><br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; De plus en plus de paysans comprennent l’intérêt du bio. <em>«Les prix sont beaucoup plus stables que dans l’agriculture conventionnelle»</em>,
  souligne David Ohnona, directeur de la société Agrior, qui exploite la ferme maraîchère de Sidi Farès. <em>«Et les clients sont fidèles, car c’est difficile de trouver de nouveaux fournisseurs
  fiables»</em>, ajoute-t-il. Khalid Ramzi est du même avis. Administrateur de la société ProNatura, qui vend la production de 12 agriculteurs bio marocains (soit 120 hectares, principalement des
  agrumes), il estime à <em>«10 à 15%»</em> la plus-value réalisée sur le long terme par le paysan.<br>
  <br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/16//bio7.JPG" class="CtreTexte" alt="bio7.JPG" width="225" height="300"><span style="font-size: 8pt;"><em>Une ouvrière s'arqueboute pour ramasser les
  tomates-cerise. Les femmes sont toujours moins payées que les hommes.</em></span><br>
  <br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A cela s’ajoutent d’autres atouts : les accords de libre-échange du Maroc avec l’Union européenne et les Etats-Unis facilitent l’exportation, tandis
  que le faible coût de la main d’œuvre est une aubaine pour le bio, qui utilise peu de machines. Dans la ferme de Sidi Farès, les ouvriers sont payés 50 dirhams par jour, et les ouvrières 45
  dirhams. <em>«Le coût de la main d’œuvre est de 2 dirhams par kilo produit»</em>, témoigne David Ohnona. Pas étonnant dans ces conditions que la société projette d’étendre ses surfaces de
  culture.<br>
  <br>
  <b>Pour ou contre le label marocain</b><br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le bio serait donc avant tout une bonne affaire ? C’est vrai pour deux types d’agriculteurs : les coopératives de petits paysans, qui produisent de
  l’argan ou des plantes aromatiques, et les sociétés agricoles bien insérées dans le marché mondial du bio. Les tomates-cerises de Sidi Farès sont ainsi commercialisées en Europe par RAN, une
  société hollandaise qui importe aussi des produits bio turcs et israéliens.<br>
  <br></span></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/16//bio3.JPG" class="CtreTexte" alt="bio3.JPG" width="300" height="225"><span style=
    "font-size: 8pt;"><em>Des cultures de poivrons verts. Le bio est-il l'avenir du fellah marocain?</em></span></span></span>
  </div><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;"><br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce bel exemple de mondialisation n’est pas à la portée de tous les agriculteurs. Pour beaucoup, le prix de la certification –1000 à 5000 euros par
  an, selon le profil de l’exploitation – reste prohibitif. Pour rendre la production bio plus accessible, le gouvernement a décidé de&nbsp; créer son propre label, comme l’Egypte et la Tunisie l’ont
  fait depuis plusieurs années. <em>«La certification d’Etat sera gratuite et des subventions seront allouées aux agriculteurs qui veulent faire du bio»</em>, espère le professeur Boutaleb, de
  l’Ecole d’agriculture de Meknès. Mais le projet de loi créant cette certification– qui doit être voté dans six mois, lors de la deuxième session parlementaire –&nbsp; ne prévoit pas de subventions.
  Quel intérêt alors pour l’agriculteur bio ? Une certification à moindre coût, certes, mais qui ne lui permettra pas forcément d’exporter sa production en Europe : même si, à terme, la certification
  marocaine est validée par l’U.E., il y a peu de chances que la grande distribution européenne s’en contente. <em>«Les acheteurs continueront d’exiger les certifications privées indépendantes»</em>,
  pense&nbsp; Sylvain Beziz, de la société RAN. Le label marocain serait alors avant tout valable pour le marché local, que tous les agriculteurs bio rêvent de voir se développer. Un objectif
  louable, et peut-être plus réaliste que celui de remplacer les certificateurs privés… Mais cette promotion affichée du bio au Maroc n’est pas encore à l’ordre du jour.<br>
  <br>
  <span style="font-size: 8pt;">*(le Maroc a été rappelé à l’ordre en mai dernier par la Commission européenne : des résidus de pesticides avaient été détectés dans de la menthe à destination de
  l’Europe)<br></span><br></span></span>
  <div style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;">Nina Hubinet</span></span><br>
  </div><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;"><br>
  <em>Enquête réalisée en octobre dernier au Maroc et publiée (en partie) dans le magazine</em> Tel Quel</span></span>
  <p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;">
    <br>
  </p>
  <p class="MsoNormal">
    <span>&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 07 Jan 2008 00:31:00 +0100</pubDate>        <guid >http://harissa.over-blog.org/article-15383716.html</guid>
                <category>Harissa news</category>        <comments>http://harissa.over-blog.org/article-15383716-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Benazir Bhutto tuée dans un attentat]]></title>
        <link>http://harissa.over-blog.org/article-7326492.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <p>
    "RAWALPINDI (AFP) - <span style="font-weight: bold;">L'ex-Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto est morte des suites de ses blessures après avoir reçu une balle dans le cou tirée par le
    kamikaze avant l'attentat-suicide qui l'a visée jeudi, ont indiqué des hauts responsables de la police.</span>" (Par Nasir Jaffry)
  </p><br>
  <p>
    <img width="299" height="214" src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/16/bhutto.jpg" alt="" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-style: italic;">Benazir Bhutto.</span> (Photo Digischool)<br>
    <span style="font-style: italic;">Au terme d'un procès biaisé, son père a été pendu le 4 avril 1979 au Pakistan.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La nouvelle est tombée jeudi 27 décembre entre 14 et 15h.
  </p>
  <p>
    Plus de 20 personnes sont mortes dans l'attentat, qui a déclenché des affrontements dans tout le pays.
  </p>
  <p>
    A voir sur <a href="http://www.rue89.com/2007/12/27/pakistan-benazir-bhutto-tuee-dans-un-attentat">Rue 89</a> les <strong>archives des JT de 1973</strong> (voyage de son père, Ali Bhutto, à
    Paris) et de 1994 (son propre voyage à Paris en tant que Premier ministre du Pakistan).<br>
    Sur le site du <em>Monde</em>, <font size="2" face="Arial"><a href="http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3210,55-994045,0.html">un chat avec Mariam Abou Zahab, chercheur au CERI-Sciences
    Po</a>, permet de mieux comprendre qui était Benazir Bhutto, pourquoi et par qui elle a probablement été tuée, et en quoi son assassinat aggrave de manière dramatique la crise
    pakistanaise.</font>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p><script type="text/javascript">
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        <pubDate>Thu, 27 Dec 2007 17:37:00 +0100</pubDate>        <guid >http://harissa.over-blog.org/article-7326492.html</guid>
                <category>Harissa news</category>        <comments>http://harissa.over-blog.org/article-7326492-6.html#c</comments>                    </item>
  
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